Nombre total de pages vues

lundi 15 novembre 2010

Mauritanie (suite)



Jeudi 11 Novembre:


Départ vers 8h en direction de Kiffa. La route est assez bonnes sur le début et les paysages sympathique. On passe Kiffa, une ville sans intérêt en tout cas à première vu et on pique nique non loin du check point de police. Il faut dire qu'il y en a en moyenne tous les 50 km. A chaque fois on nous demande une fiche de renseignement avec nom prenom, numéro de passeport et immatriculation du véhicule. A ce que me dit un policier, ils previennent le poste de police suivant de notre passage et se tienne ainsi au courant de notre avancé.





Après Kiffa, c'est là que la route se gate. La voie est défoncé et il y a des trous partout ce qui oblige à ralentir tous le temps. On doit rouler en moyenne à trente km/heure. Un vrai bordel. Finalement, on s'arrête vers 17H30 au check point qu'on trouve. De toute façon à partir de 18h, la police vous arête car il est interdit pour les touristes de dormir la nuit. Un français la cinquantaine dans une belle 406 en fait les frais et doit dormir dans sa voiture faute d'être arrivé à la prochaine ville à temps.






Dès notre arrivé, les gens viennent nous voir et surtout les enfants. Mais ceux ci restent assez distant. Discussion sympa et simple. Un des policier a qui je demande ou se trouve l'épicerie du coin me montre et en profite pour me payer un coca. Sympa quand même.




La Mauritanie


Samedi 6 novembre:

Départ direction Dakhla. Après environ trois cents km de désert, je m'arrête avant la ville sur le parking d'une plage publique et je croise des retraité kiteurs venu là pour 1 à 6 mois. Pour eux c'est le grand équipement. Camping car gigantesque avec moto ou quad derrière et une grande remorque. Sans oublier l'antenne satellite d'un mètre cinquante de diamètre histoire certainement de ne pas rater le JT de Laurence Ferrari. Un gros camion style poid lourd aménagé campe là également. Je me dirige vers eux et après quelques bières nous convenons de faire la route ensemble. C'est un couple fort sympathique de jeunes français parti pour un an faire un tour d’Europe et d’Afrique.


Dimanche 7 novembre:


Après une matinée tranquille, on reprend la route en début d'après midi pour s'arrêter deux cents km plus loin à 50km de la frontière mauritanienne. Le soir on rencontre un jeune espagnol avec ses deux chiens qui travaille au mali à former les chiens maliens à la détection de cocaïne et d’explosif. Il a le même camion que mes amis français mais en version 4X4.





Lundi 8 novembre:


Départ pour la Mauritanie. On arrive à la frontière marocaine à neuf heure. Premier contrôle de la gendarmerie royale qui veut tous les papiers. J'ai peur qu'avec ma carte grise barré au nom de l'ancien propriétaire, je risque d'avoir des soucis pour passer. Heureusement pas de souci, on me demande juste le certificat de vente. La douane fait passer nos deux camions au scanner et après un dernier contrôle de la police on sort du Maroc. Ca à quand même pris trois heures. On arrive dans le no man land, 2km de piste chaotique qui n'appartiennent ni au Maroc ni à la Mauritanie. Rebelote pour les mêmes contrôle, gendarmerie, douane et police. Et enfin après deux heures et demi d'attente nous voilà sorti. Il est quand même important de noter qu'à aucun moment, j'ai eu à donner un quelconque cadeau ou argent. Certains douanier nous demandent gentiment si on a pas un petit quelque chose pour eux mais ça va pas plus loin.


On décide d'aller dormir à Nouâdhibou. On trouve un camping auberge assez sympa mais pas très bon marché en tout cas pour l’Afrique. 4,5 euros par personnes. L’électricité nous permet de faire un projection ciné extérieur en branchant le vidéoprojecteur et en accrochant un drap sur mon camion. Sympa quand même le cinéma en plein air.




On trouve des bornes kilométriques tous les 5km:


Mardi 9 novembre:

500km de désert nous attendent pour aller jusqu'à la capitale mauritanienne, Nouakchott. Les paysage se suivent et se ressemble mais les couleurs changent selon les lieux. On a un peu plus de verdures ou des petits lacs sur le bord de la route. Par endroit le vent souffle fort et la visibilité est réduite à cause du sable qui vole.

On arrive en fin d'après midi et on se pose dans un petit camping auberge en plein centre.


Mercredi 10 novembre.


On passe à l'ambassade du mali afin de faire nos visas et bonne surprise, on les a deux heures après. Départ donc vers le mali. La circulation dans la capitale mauritanienne est assez bordélique. Les 4X4 côtoient les carrioles tractées par les ânes et du sable recouvre souvent une partie de la route. Quand au respect des règles de conduite, disons que ça laisse vraiment à désirer. Après s'être perdu plusieurs fois, on trouve enfin la route du mali appelé route de l'espoir. C'est toujours le désert mais il y a plus de verdure et des petits villages tout le long de la route. Les enfants nous salut lors de notre passage ce qui me rappelle le Bénin. On rencontre une trentaine de km de route défoncé avec des trous partout ce qui oblige à ralentir et rend la conduite bien plus difficile. Mais bon, ça met un peu de piquant à la conduite. Excepté qu'en cas d'erreur on peut y laisser une roue ou bien plus. D'ailleurs on croise une demi douzaine de voiture en train de changer une roue sur le bord de la route. Il y a beaucoup d'animaux le long de la voie (âne, chameaux, vaches, chèvre, moutons, etc.) et un grand nombre également de cadavre d'animaux en décomposition.




Petit village dans le désert mauritanien. Petite devinette, à quoi sert la grosse toile blanche à droite?


Nos bêtes prennent un peu l'air:




Petite tempête de sable:




On arrive au dernière lueur du jour dans un petit village nommé Aleg et on se gare devant le commissariat. Au moins, on devrait être bien gardé. Il faut dire que c'est sur cette route que de nombreux touristes ont été enlevé par ACMI. La nuit est rythmé par le passage des camions et surtout par le bêlement de la chèvre qui a trouvé refuge juste à coté de nos véhicules.

mercredi 10 novembre 2010

En route vers Dakhla


Jeudi 4 novembre:

Après une nuit tranquille dans un quartier de Tan tan j'ai la surprise de me réveiller en plein milieu du marché. Mon camion était garé sur un parking du centre ville qui s'avère être une place de marché. Ca tombe pas si mal, j'avais quelques courses a faire. Un kilo de dattes délicieuses (tendre et moelleuse) pour 1,3euros et un kilo de mandarine pour à peu près le même prix feront mon affaire. Départ donc en direction du désert à la recherche d'une station essence à prix détaxé. Le pompiste du coin me dit que la première station détaxer est à 120 km. Je lui fait donc confiance et met de l'essence pour cette distance. En sortant de la ville, je ne m'arrête pas complètement au stop ce qui me vaut d'être arrêter par la police. C'est 700 dirham me dit l'agent. On attend le chef. Je vois rouge car 700 dirham ça fait beaucoup. 10 mn après le chef arrive. Un automobiliste marocain dans la même situation me dit qu'il y aura surement moyen de s'arranger avec le policier en chef. Mais malheureusement, impossible de négocier. L'autre chauffeur ne se démonte pas et me dit appeler un ami qui travaille comme cadre au commissariat. 30 mn de coup de fils après, rien a faire, le policier ne veut rien entendre. Le chauffeur part son permis en moins et un papier l'obligeant à payer les 700dirhams s'il veut récupérer ses papiers. Le policier me demande alors si je connais le chauffeur qui vient de partir. Je lui répond que non, on s'est juste croiser sur le bord de la route. Il doute et me redemande « tu es sur ».

« Oui ,oui » je lui dis. Je lui dit donc qu'on pourrait s'arranger. Il hésite plusieurs fois. Puis finalement me rend 600dirhams des 700 que je viens de lui donner et me dit « chut, tu n'en parle à personne ». Content, je m'empresse de remonter dans mon camion et de repartir avant qu'il ne change d'avis. En fait, de nouvelles directives sur la sécurité routière ont renforcé les contrôles et surtout les sanctions. Les amandes ont quasi doublé et tout policier pris en train d'être corrompu devra démissionné sur le champs. Ca à du faire réfléchir plus d'un policier. Surtout que ce système fonctionne beaucoup par dénonciation.


D’où le doute prononcé du policier en costume avec son nom accroché à sa veste. Il n'empêche que 700 dirhams, 65 euros c'est une somme considérable pour la plupart des marocains.



La route de Dakhla:


La route se passe sans souci dans un paysage désertique. Le plus difficile sur ce type de route ce sont les camions. En effet la route est juste assez large pour qu'on se croise et on passe donc très près des camions. A tel point que les essuies glaces se soulève à chaque fois et qu'un fort déport vers le centre de la route se produit à chaque fois. On serre donc les mains sur le volant et les dents à chaque camion qui découle à plus de 100km/h. La police est très présente. Trois barrages en 120km.





Petite pose en bord de route près d'une maison en construction pour manger. Tout de suite le maçon qui habite dans une case à coté me salut en m'invite à boire le thé. Petite discussion simple, authentique et chaleureuse autour d'un thé et un peu de pain avec de la vache qui rit (le seul fromage français qu'on trouve partout en afrique) avant de repartir.


Je fais une pose dans le désert en bord de route. Mais malheureusement impossible de passer la marche arrière et j'ai maintenant un talus assez haut pour remonter sur la route. Ce serait con de devoir rester là juste à cause d'un souci de marche arrière.


On peut symboliquement que c'est le point de non retour qui apparaît. En plus c'est à peu près la moitié du voyage du moins en ce qui concerne les kms.








Je repars en avant donc et passe le talus sans trop de difficulté. Arrêt à la première station service, je demande si il y a un mécano. Ca tombe bien il est la. Après quinze minute à faire des essais et à démonter deux trocs truc, il remarque qu'il manque deux vis à plaque de fixation de la boite de vitesse. On resserre les deux vis restante et le mécano met du fil de fer sur celle qui manque. Cool, ça marche. Je lui dit, ca va pas tenir très longtemps avec le fil de fer, non. Tu me répond, « non ça va, tu peux rouler jusqu'en Amèrique avec ça ». Ca tombe bien je vais pas si loin....



Je m'arrête dans un quartier de tranquille de boulgaro et je vais manger dans un petit resto à 20dirhams. Le matin je m'occupe de tenter de régler mon problème d'argent. En effet je n'ai qu'une master card et celle ci n'est plus accepté à partir de la Mauritanie. Je demande donc à mon père de me faire un virement wester union que le lui rembourserai en virement. Après avoir récupérer mon argent en dirham je m'en fait faire le plein d'essence. Et pas qu'un peu. Je rempli tout les bidons que j'ai acheter sur la route et mon camion. Total 170litres 60 de réservoir et 110 de bidons) avant de reprendre la route. Ici l'essence est à 63 centime d'euros le litre. Ca fait faire quelques économies surtout avec un camion qui consomme dans les 11litres au cent.


Je reprend la route sur une centaine de km avant de m'arrêter dans une petite ville en plein dessert dont j'ai oublié le nom. Ici comme ailleurs, les enfants viennent me voir et me salut mais reste toujours à distance.

mercredi 3 novembre 2010

Direction plein sud


La médina d'Essaouira:






Mardi 2 novembre:

une nouvelle journée de kite dans de super condition. Un vent un peu plus léger le matin mais bien soutenu l'après midi.

Je rencontre un autre kiteur qui s'avère être moniteur de ski. On va visiter la medina ensemble. Essaouira est vraiment une ville superbe. De nombreuses ruelles étroites dans la ville et des petit commerce sympa. On mange un très bon tagine de poulet chez un restaurant fréquenté par les marocains. Les prix y sont bien sur beaucoup plus accèsible que dans les restaurants pour touristes.


Les chameaux qui portent des branches pour faire des barrières contre le sable:






Un petit écureuil:





Mercredi 3 novembre:


Direction le grand sud. Au programme, environ 400km. Route très belle le plus souvent en bord de mer.

lundi 1 novembre 2010

Mon itinéraire

Voilà l'itinéraire que je vais suivre:


La partie nord marocaine:




La Mauritanie:





Et enfin, le mali, le Burkina Faso et le Bénin:



Quelques distances:

Briançon-Barcelone via Marseille: 800km

Tanger-Essaouira: 700km

Essaouira Nouadhibou (frontière mauritanienne): 1685km

Nouadhibou-Bamako: 1932km

Bamako-Ouagadougou: 790 km

Ouagadougou-Porto novo: 1011km

Total afrique: 6118km

Essaouira....




Après trois jours très sympa chez Amid, je repars donc direction Essaouira avec mon pot d'échappement tout neuf. Un vrai bonheur, le camion n'a jamais été aussi silencieux.

La route est en bord de mer et les paysages sympa.


La plage principale d'Essaouira:




La ville de Safi:



Sur la route on croise à peu près tous les 200 mètres des pêcheurs qui cherche à vendre leur poisson:


Arrivé à Essaouira de nuit, je me gare sur un parking juste à coté de l'océan. Gardé bien evidemment pour 15 dirham la nuit. Je rencontre un allemand super sympa parti pour la Gambie ou il a un studio d'enregistrement. Une nuit à discuter afrique, musique et voyage. Une ambiance bien root autour du feu. Notre gardien est aux petit soin avec nous, il va nous chercher du bois pour le feu, fait le thé, etc... Un gardien VIP hyper sympa.





Lundi 1er novembre:

Kite en perspective. 25 à 30 noeud de vent et des vague de 2 à 3 mètres. Ue super journée avec des conditions d'anthologie. Ca fait plaisir de surfer de belles vagues. De super conditions dans un spot splendide avec en prime une petite session au couché du soleil avec des rafales à plus de 35 nœuds...

vendredi 29 octobre 2010

Réparation et kite à El Jadida









Arrivé à El Jadida, je rejoins mon ami Hamid, ex GO voile au club med d'el gouna. On passe une soirée fort sympa avec ses amis. Belles retrouvailles. Je passe la nuit chez lui pendant que le gardien de la rue veille sur mon camion.



Petite rue d'El Jadida



Jeudi 28 octobre:


Mission du jour, réparé le pot d'échappement du camion. On trouve rapidement un spécialiste de ce type de réparation. Une petite boutique avec des pots d'échappement accroché au mur. Il découpe le mien et en met un neuf qui va bien. Réparation rapide et nikel pour 300 dirham (environ 28 euros). Mon camion n'a jamais été aussi silencieux. Petite soirée ciné chez amid avec le vidéoprojecteur.


Vendredi 29 octobre:


Aujourd'hui, un peu de vent est annoncé. Direction Sidi Bousid, a 3km de el Jadida. Beau spot mais le vent est un peu stable. Ca permet de rencontrer un peu les kiteurs locaux. Ambiance sympa. De belles vagues casse sur la côte.



Hamid et Ayoud, la dream team kite d'EL JAdida: